du 27 août 2026 à aujourd'hui
Kamari Mansoureh, Ces lignes qui tracent mon corps
En Iran, selon la loi islamique, le père de famille est propriétaire du sang de ses enfants. Il ne peut donc être poursuivi pénalement s’il s’en prend à sa progéniture. De là découle en partie la construction de la société iranienne où l’homme a les pleins pouvoirs, notamment sur les femmes, en toute impunité. Mansoureh Kamari se souvient de son enfance et de son adolescence sous ce joug masculin. Elle expose des faits : les interdictions multiples (rire, chanter, danser, aimer), la possibilité d’être mariée à 9 ans, exécutée à 15, après avoir été violée... Elle raconte les agressions sexuelles répétées, dans la rue, le taxi, chez le médecin, à la fac... Et la peur constante, l’impuissance, l’incapacité à maîtriser son destin. Mais Mansoureh a fui l’Iran et a réussi à sortir de cette oppression permanente.
Cet album est l’histoire d’une métamorphose, celle d’une femme recouvrant sa liberté.
La première bande dessinée de l’iranienne Mansoureh Kamari, scénariste et dessinatrice. Elle vit actuellement en France.
